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Edition du 8 novembre 2008
On soulignera avec plaisir la justesse du choix musical et la mise en scène de Silva Ricard, rehaussée par les superbes éclairages de Philippe Catalano. Dans le décor minimaliste mais parfaitement étudié et d’une grande beauté plastique de Jean-Pierre Demas, magnifié par les lumières de Philippe Catalano, Vincent Goethals a mis en scène avec sincérité, finesse et pertinence une distribution totalement engagée. Il Venti - Chorégraphie : Renatus Hoogenraad
En dehors des remparts, à deux pas, elle donne sa version superbe et tendue de L'Homme atlantique de Marguerite Duras. Elle est seule. Elle dit ce texte. Elle s'est mise en scène elle-même avec pour partenaire la musique de Jean-Louis Chautemps et les lumières de Philippe Catalano. La vidéo de Janluk Stanislas montre l’intime en gros plan, la création sonore de Bernard Valléry suggère l’émeute extérieure. Les lumières de Philippe Catalano distillent un jour lumineux derrière des stores de bois et montrent le renfermement de la famille. La scénographie de Jean-Pierre Demas ménage des courbes dans les murs blancs, des endroits dissimulés, des secrets. This was not Philippe Catalano's first experience with W-DMX. In fact, he also used it in a very clever way at Presence Pasteur, one of the most famous places at the Avignon Off Festival. As Lighting Designer on Vincent Goethal's Bureau National des Alogènes, he was required to control the lights built into a special costume on 5 different channels: 2 amber LEDs, 2 cold white LEDs and an optical fiber gown. The electrical supply was a Cette superbe direction de comédiens, d’une précision perceptible, mais nullement formelle, ni naturaliste, se coule à merveille dans la scénographie d’Anne Guilleray : un monde en soi, à la fois concret et métaphorique, une immense table bureau de notariat qui offre un lieu d’affrontement, de tension, dessus, dessous, piste où le corps explose, où Jeannot et Serge se rejoignent et mur virtuel entre l’auteur du testament et sa famille. Derrière, une sorte de grand miroir au tain malmené permet à la lumière de Philippe Catalano de jongler avec les reflets, avec les clairs-obscurs des âmes et des corps, tout en ménageant de fugitives et belles échappées oniriques, palpitation d’une absence présente… (...) Il est cerné d'un espace métaphorique, polysémique : deux parois, un étage, un escalier et sa sous-pente travaillent la dynamique et les caches, propices au thème de l'obsession du regard. Ces murs / fenêtres translucides s'habillent de lumières (superbe travail d'ombres de Philippe Catalano) et captent les zooms filmés du corps de Stella, déformé par le regard de Bruno. Ils révèlent aussi le hors-champ, le village. Le blanc y domine, étoffe des songes, draps froissés, terreau des fantasmes, duvet de l'oiseau prisonnier de sa cage comme Stella l'est de Bruno. (...) Ce n’était pas la seule expérience du système W-DMX de Philippe Catalano. Il l’a utilisé également à Présence Pasteur, un des lieux du festival OFF d'Avignon. Sa création sur le spectacle « Bureau National des Alogènes » de Vincent Goethals impliquait la commande d'éclairages incorporés à un costume sur 5 circuits différents : 2 leds ambres, 2 leds blanc froid et une robe en fibre optique. (...) Avec Philippe Catalano, aux lumières et Jean-Pierre Demas à la scénographie, Vincent Goethals a - volontairement, judicieusement et de manière réussie - écarté le texte du réel réaliste pour le placer dans le champ de la parole qu'est le sien, les mots véhicules du cheminement de la pensée qui ne répondant pas toujours à la rationalité ou à la logique imparable. Amour de Marie Vieux-Chauvet - Mise en scène : Vincent Goethals
L'Homme Atlantique de Marguerite Duras - Mise en scène : Viviane Théophlidès
L'éclairage contribue aussi à cette réussite. Philippe Catalano renonce presque totalement aux projecteurs frontaux et éclaire la scène grâce à 25 points de lumières. Celle-ci apparaît tantôt dans une atmosphère de bougies et de pénombre, tantôt dans une lumière éblouissante de studio ; elle est parfois réduite à un cône de lumière, à un point de luminosité dans l'obscurité du monde (scénique), ce qui laisse souffler un petit vent de Renaissance dans l'atmosphère. (...) Bien qu’heureux en ménage et père d’un enfant, il s’est suicidé en se jetant de la fenêtre de son bureau au 6e étage, et il nous raconte son histoire depuis les limbes (très bel éclairage de Philippe Catalano) dans lesquelles il semble s’envoler : malade, déprimé par un travail inhumain qui soumet des êtres humains à une espèce de loterie. La langue de ce monologue est très travaillée et très belle, elle donne une réelle poésie aux fantasmes Soulignons les très belles lumières de Philippe Catalano. Viviane Théophilidès pousse les portes de l’imaginaire durassien et nous la suivons, jusqu’au bout. Une brûlante actualité et une esthétique glacée : Le problème des sans papiers, des réfugiés politiques est majeur aujourd’hui. La pièce a le mérite d’en proposer une lecture scénique. Contrairement à la création en Belgique il y a 5 ans dans une mise en scène de Christine Delmotte privilégiant le contenu du texte, Vincent Goethals a opté pour un travail esthétique. L’éclairage conçu par Philippe Catalano y est pour beaucoup. Il isole chaque personnage, lui confère une présence de gros plan. Il parie sur une atmosphère frisant l’irréel. Chloé Lanzafame qui interpétait avec une sensibilité à fleur de peau la belle chorégraphie de Marie-Anne Granier, Les Damnés, au Studio Théâtre Avignon Temps Danse. Jeux d'ombres et de lumières, savamment orchestrés par Philippe Catalano, participation aux multiples registres de Pierre Charvet, Tension vers la lumière, inaccessible. Diptyque Chorégraphie de Silva Ricard
Les Damnés - Chorégraphie : Marie-Anne Granier
Le Cocu Magnifique de Fernand Crommelynck - Mise en scène : Vincent Goethals
Bureau National des Allogènes de Stanislas Cotton - Mise en scène : Vincent Goethals
Aux Hommes de Bonne Volonté de Jean-François Caron - Mise en scène : Vincent Goethals
Crédits